Visite médicale du permis : non, l'âge n'y oblige pas

Aucune obligation liée à l'âge n'existe en France pour le permis B en 2026. Voici les vrais cas de contrôle médical obligatoire, la périodicité, le coût et ce que prépare l'Europe.

📋 Ce guide fait partie du dossier Amendes, permis & points — voir toutes les fiches →

Ce dont vous avez besoin

Permis de conduire Cerfa n° 14880 (avis médical) Liste des médecins agréés de votre préfecture

Solution étape par étape

  1. Réponse directe à la question la plus posée : NON, aucune loi française n'impose de visite médicale liée à l'âge pour le permis B en 2026. Ni à 70, ni à 75, ni à 80 ans. Le renouvellement du titre tous les 15 ans est une formalité purement administrative — mise à jour de la photo — sans examen ni visite. C'est le TITRE qui a une validité de 15 ans, pas votre droit de conduire.

  2. Sachez ce que prépare l'Europe, sans confondre avec le présent : la directive (UE) 2025/2205 limitera la validité des permis A et B à 15 ans avec, à chaque renouvellement, un contrôle d'aptitude — visite médicale, AUTO-ÉVALUATION ou mesure équivalente, au choix de chaque État. La France a jusqu'au 26 novembre 2028 pour transposer, avec une application au 26 novembre 2029. Les premiers renouvellements concernés n'arriveront donc pas avant 2029-2030.

  3. Identifiez les vrais cas de contrôle obligatoire. Premier cas : les permis du groupe lourd — C1, C1E, C, CE, D1, D1E, D, DE — soumis à une visite périodique.

  4. Deuxième cas : les titulaires du permis B exerçant certaines professions — taxi, VTC, ambulance, transport public de personnes, ramassage scolaire, enseignant de la conduite. Ils relèvent des mêmes exigences que le groupe lourd.

  5. Troisième cas : après une suspension administrative ou judiciaire, après une annulation judiciaire, ou après une invalidation pour solde de points nul. Quatrième cas : les affections médicales listées par l'arrêté du 28 mars 2022 (cardiovasculaire, vision, ORL, appareil locomoteur, neurologie, troubles psychiatriques, addictions, diabète, troubles du sommeil…). Cinquième cas : les personnes handicapées, titulaires d'une pension d'invalidité, ou demandant un aménagement du véhicule.

  6. Connaissez la périodicité pour les permis professionnels : tous les 5 ans avant 55 ans, tous les 2 ans de 60 à 76 ans (tous les ans pour les permis D transport de personnes), puis tous les ans au-delà de 76 ans.

  7. Passez la visite chez le bon praticien : un médecin de ville AGRÉÉ par le préfet — jamais votre médecin traitant. Les listes sont publiées par les préfectures et certaines mairies. La commission médicale départementale (deux médecins) est obligatoire dans un cas précis : invalidation pour solde nul, annulation ou suspension liée à l'alcool ou aux stupéfiants.

  8. Budgétez la visite : 36 € chez un médecin agréé, 50 € en commission médicale. Ces tarifs ne sont pas remboursés par l'Assurance maladie. Elle est en revanche gratuite pour les personnes dont le taux d'incapacité reconnu est égal ou supérieur à 50 %. L'avis médical rendu est valable 2 ans, et peut conclure à une aptitude, une aptitude temporaire, une aptitude avec restrictions, ou une inaptitude.

Cas particuliers et recours

En cas d'avis d'inaptitude, vous pouvez saisir la commission médicale d'appel ; la décision finale appartient au préfet. Munissez-vous du Cerfa n° 14880 prérempli, du questionnaire de santé, de votre pièce d'identité, du permis original et de vos documents médicaux pertinents. Déclarer une affection listée par l'arrêté du 28 mars 2022 est une obligation légale : conduire en la dissimulant expose à une nullité de garantie en cas d'accident.

Votre situation est différente ?

Décrivez votre problème exact — l'IA génère une solution adaptée à votre profil (locataire/propriétaire, outils dispo) en 60 secondes.

Obtenir mon diagnostic personnalisé →